Martin Thibault: le visage du basketball à Brébeuf depuis 27 ans

Source : Article paru dans Québec hebdo le 28 février 2018

TLJ-QE-SPO-Martin-Thibault-10-10-11-10-JC-347-ag-IBTrois joueurs qui ont marqué le programme sont David Ruel, Robinson Odoch-Opong et Emmanuel Bandoumel selon Martin Thibault. (Photo Métro Média – Jean Carrier)

ÉDUCATION. Il est 7h15 du matin et plusieurs jeunes étudiants-athlètes arrivent à l’école secondaire Jean-de-Brébeuf pour jouer une heure de basketball de façon optionnelle avant le début des cours. Une option que les jeunes joueurs peuvent exercer de deux à trois fois semaines en raison du responsable du programme de basketball qui arrive plus tôt à l’école lors de ces journées. Cette implication, Martin Thibault l’a toujours eu même à ses débuts comme entraîneur à 19 ans.

«Quand je repense à mes débuts comme entraîneur, ce n’était pas mes meilleures années. J’aimerais pouvoir recommencer avec tout ce que je sais maintenant. Tu es convaincu de faire pour le mieux, mais tu ne vois pas qu’il y a d’autres alternatives.»

S’il avoue avoir changé comme entraîneur, il refuse catégoriquement d’affirmer que les jeunes ont changé. «Il y a certaines mentalités qui ont évolué en faveur de la progression de chaque athlète et l’importance de la victoire a peut-être diminué un peu et c’est comme cela que ça doit fonctionner. Cependant, les jeunes n’ont pas changé. Un adolescent demeure un adolescent et il a encore besoin de structure et de discipline pour pouvoir s’épanouir.»

L’approche de l’entraîneur a changé avec les années et il avoue être plus proche des joueurs qu’avant. «J’aime beaucoup le côté relation d’aide, c’est étonnant tout ce que tu peux connaître chez un jeune s’il te fais confiance et si tu lui prêtres une oreille attentive. Plus tu es à l’écoute des jeunes, plus tu deviens conscient de leurs besoins.»

Même s’il a aidé plusieurs jeunes athlètes à se prendre en main, l’homme de 48 ans refuse de prendre le crédit pour lui tout seul. «Nous sommes une équipe à travailler dans la concentration basketball et chacun contribue au développement des jeunes. Il y a aussi plusieurs niveaux et tu n’entraînes pas de la même façon un joueur élite qu’un autre joueur qui joue pour s’amuser. J’ai encore beaucoup de plaisir à faire ce que je fais et je me considère privilégié d’être dans un gymnase à enseigner un sport que j’adore.»

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«Je suis convaincu que nous sommes l’un des meilleurs programmes de basketball de la province avec toutes les ressources qui sont disponibles pour nos jeunes. Nous avons remporté plusieurs championnats provinciaux en D1 et en D2», assure Martin Thibault en compagnie de son fils.

Athlète familier

Depuis quelques années, le quotidien de Martin Thibault est un peu différent, car il entraîne son fils Ian-Thomas qui fait parti de la concentration basketball. «C’est un privilège d’avoir entraîné mon gars et de le voir évoluer à tous les jours. Il n’y a pas beaucoup de parents qui peuvent voir leur enfant dans un contexte scolaire. Je pense que je suis un peu plus sévère avec lui qu’avec les autres joueurs», termine en riant celui qui ne fait pas son âge.

Pour Ian-Thomas, la présence de son père fait maintenant parti du décor. «La première année, c’était un peu étrange. Tu comprends rapidement qu’il y a l’entraîneur et qu’il y a ton père en dehors de l’école. C’est cool pour certaines choses comme les lifts pour aller à l’école et aux parties, mais ça peut être gênant s’il me voit parler à une fille par exemple. De toute façon, je savais qu’il serait ici quand j’ai fait mon choix d’école et je ne regrette aucunement parce que j’adore le basket et que je suis à la bonne place pour ça.»

En terminant l’entretien avec l’entraîneur et son gars, Martin croise un jeune et lui demande s’il a déjeuné. Il trouve rapidement une barre tendre et des fruits pour le jeune athlète qui a répondu négativement à la question.

Un autre petit geste qui démontre que le visage du programme de basketball des Aquilons de l’école secondaire Jean-de-Brébeuf aurait été bien différent si l’entraîneur n’y avait jamais placé les pieds.

Concentration basketball Jean-de-Brébeuf

Services sportifs:

  • 10 équipes masculines de basketball
  • 125 joueurs de basketball sur 600 élèves
  • Préparation physique
  • Multiples championnats provinciaux en division 1

Services académiques:

  • Soutien pédagogique pour les matières de base (mathématique, français et anglais) de 1re à 5secondaire;
  • Horaire de récupérations obligatoires pour les élèves de secondaire 1 et 2;
  • Séances d’étude à toutes les semaines;
  • Rencontre individuelle pour tous les élèves avec un enseignant à chaque fin d’étape.

Autres services:

  • Physiothérapie;
  • Psychologue sportif;
  • Psychoéducatrice;
  • Conseillère en orientation;
  • Enseignant ressource.

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Être l’entraîneur de son fils n’est pas toujours facile, mais le père et le fils semblent avoir apprécié l’expérience. (Photo Métro Média – Jean Carrier)

Un joueur de basketball de Québec en route vers la NCAA

Source : Article paru dans Radio-Canada le 10 décembre 2018

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Comme son grand frère Djim l’a fait avant lui, Emmanuel Bandoumel touche enfin à son rêve d’atteindre la NCAA. Le joueur de basketball de Québec joindra les rangs de l’Université Southern Methodist (SMU) dès la saison prochaine.

Un texte de Jean-Philippe Martin

« Pour moi qui viens d’un petit quartier comme Vanier, ça fait chaud au coeur, explique le joueur québécois. Il y a beaucoup de gens qui me supportent. Et de savoir que je peux être un exemple pour les jeunes de mon quartier, qui me voient et qui espèrent eux aussi se rendre là, c’est une grande fierté pour moi. »

Emmanuel Bandoumel marche ainsi dans les traces de son frère, Djim Bandoumel. Les deux athlètes sont passés par le programme de l’École secondaire Jean-de-Brébeuf dans le secteur Limoilou.

Djim Bandoumel a disputé deux saisons avec l’Université d’Idaho entre 2010-2012 avant de jouer dans les rangs professionnels en Europe.

« J’ai suivi ses pas, raconte Emmanuel. Son parcours m’a permis de me dire que c’était réalisable. Je me suis dit: ”Si lui l’a fait, pourquoi pas moi?” Il m’a beaucoup aidé. »

Djim a toujours été là pour moi. On peut dire que c’est comme mon agent dans ce processus-là. Il est passé par ce chemin-là, donc il savait quels étaient les obstacles à franchir. Il m’a tout dit.

Emmanuel Bandoumel, joueur de baketball, Hill College

Succès en classe, succès sur le terrain

Déjà courtisé par la NCAA après ses deux années avec le Collège Brébeuf à Montréal, le garde de 20 ans a dû faire un détour obligé par le circuit américain « Junior college », avec la formation Hill College, au Texas.

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Ses résultats scolaires n’étaient pas à la hauteur et ne lui permettaient pas de faire le saut immédiat dans le circuit universitaire américain.

« Pendant un moment, j’ai pris l’école à la légère et je ne travaillais pas assez fort, avoue-t-il. Mais depuis je suis à Hill College, j’ai remédié à la situation. J’ai travaillé fort et j’ai remonté mes notes », ajoute celui qui souhaite poursuivre ses études en kinésiologie.

Quand ça va bien en classe, ça va bien sur le terrain. Et l’école, c’est ce qui reste après le basket.

Emmanuel Bandoumel, joueur de baketball, Hill College
 

Emmanuel Bandoumel se joindra à sa nouvelle l’équipe dès l’été 2019. Il s’entraînera alors avec ses nouveaux coéquipiers afin d’être prêt pour le début de la saison à l’automne suivant.

Pour l’instant, Bandoumel et le Hill College connaissent du succès. L’équipe se glisse tranquillement parmi les meilleures formations au pays et elle peut espérer accomplir de grandes choses cette saison.

« Mon rêve de la NCAA est accompli, mais j’ai encore l’objectif avec mon équipe ici de se rendre au championnat national et de le gagner. »

Emmanuel Bandoumel Commits To SMU

Source : Article paru dans NPH le 21 novembre 2018.

Emmanuel Bandoumel, a French-Canadian at Hill College has committed to the SMU Mustangs for the 2019-2020 season. He chose SMU over some high level schools in the NCAA.

He was a top 20 prospect in North Pole Hoops national player rankings when he came out in 2018. If history has told us anything, it’s that the Canadians in the top 20 and beyond end up being pros at various levels.

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Bandoumel’s commitment would make it the Mustangs’ second Canadian on the roster. Isiaha Mike, who is in his sophomore year at SMU, is due for a big year and is projected by scouts at North Pole Hoops to be a pick in the NBA Draft after the 2019-2020 season, if not earlier.

Bandoumel has the same intention as Mike.

“It`s always been a goal of mine to play professionally and play in the NBA. I also know that the percentage of those that make it are small but SMU has helped guys get there before me.”

Bandoumel has been somewhat under the radar during his JUCO career, compared to when he came out of Jean-de-Brebeuf in Montreal, Quebec. He ended up choosing SMU over programs such as Baylor, South Carolina, Oklahoma, Cincinnati, Minnesota, TCU and others that were on his trail.

Three games into the season at Hill College in Texas he is averaging 16.8 points, 4.7 rebounds and 2 assists per game as a guard while shooting 59% from the field.

Assistant Coach Jay Duncan and other SMU coaching staff have been keen on locking this top recruit up. They are familiar with his game, having tracked him over the last two years.

Bandoumel brings a skill set that allows him to play on and off the ball. His ability to play and defend multiple positions fits Coach Tim Jankovic’s use of interchangeable parts as we’ve seen in the past with players like Semi Ojeleye and Shake Milton.

Bandoumel’s older brother, Djim, played at the University of Idaho going on to have a pro career. Emmanuel has been groomed by his older brother and will follow a similar path.

What level of a pro can he be? Time will tell. SMU has developed a few leaguers in the last half decade. We’re not saying Emmanuel Bandoumel is a sure shot leaguer but he’s a heck of a prospect.

 

Aquilons Basketball: Une saison prometteuse

Source : Article paru dans Le Carrefour de Québec le 30 octobre 2018.

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Limoilou — Les équipes de basketball de l’école Jean-de-Brébeuf ont entamé leur saison. Une saison qui s’annonce prometteuse puisque les formations gagnent en qualité avec les années. D’ailleurs, on remarque un intérêt pour le sport puisque le nombre d’équipes a augmenté.

Les Aquilons de Jean-de-Brébeuf sont maintenant au nombre de 10 équipes masculines. La quantité de joueurs ne cessent d’augmenter, observe MARTIN THIBAULT, responsable du basketball à l’établissement secondaire. En tout, 125 jeunes jouent au basket sur un total de 630 élèves. «Disons que ça prend de l’espace», lance-t-il en rigolant.

Par ailleurs, les Aquilons tiennent des tests pour la concentration de basketball. Des dizaines de joueurs du primaire y prendront part. Les essais auront lieu le 4 novembre dès 9h au gymnase du Centre de formation professionnelle de Limoilou. Ceux qui sont intéressés doivent contacter JOSÉE LACHANCE, conseillère en orientation au 418 686-4040, poste 5949.

ChampionsJuvenile-D3-tournoi-de-la-Seigneurie-2018Signe que la qualité est de plus en plus au rendez-vous, cinq finissants de l’équipe juvénile D1 ont reçu des offres du collégial D1. «Il y en a tout le temps dans toutes les catégories. Mais cinq, c’est assez rare. Ça montre la qualité du programme. Un gros merci à l’entraineur, SIMON FONTAINE, qui fait un bon travail auprès des équipes à travers la province», souligne M. Thibault.

Victoires

Les équipes des Aquilons ont entamé de belle façon leur saison. Lors du tournoi de la Classique des Chevaliers à l’école de la Seigneurie, trois d’entre elles ont remporté des bannières. Les joueurs Atome D2, Benjamin D2 et Juvénile D3 ont tous gagné leur finale.

Du côté de la catégorie D1, les équipes cadet et juvénile ont joué leur premier match la fin de semaine dernière à Montréal. Chacune a eu deux victoires et aucune défaite. Les athlètes ont remporté contre l’école secondaire Saint-Laurent, «une grosse équipe», selon M. Thibault. Le pointage du juvénile D1 est de 86-67 alors que les cadets les ont battus 74-40.

Champions-benjamin-D2-Tournoi-Seigneurie-2018Les juvéniles D1 ouvriront leur saison à domicile le 30 novembre à 13h45. À cette occasion, ils recevront l’École Jeanne-Mance qui a gagné trois championnats provinciaux. «Ça risque d’être une bonne rivalité», assure Martin Thibault.

Information: brebeufbasketball.com

Basketball : trois joueurs de l’école Jean-de-Brébeuf avec Équipe Québec

Source : Article paru dans Radio-Canada le 16 avril 2018.

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Trois joueurs du programme de basketball l’Aquilon de l’École secondaire Jean-de-Brébeuf, de Québec, ont reçu une excellente nouvelle ces dernières semaines : ils enfileront le maillot de l’équipe du Québec aux Championnats canadiens qui se tiendront le mois prochain à Kamloops, en Colombie-Britannique.

Un texte de Jean-Philippe Martin

Eldrick Rivard représentera le Québec au sein de l’équipe des 15 ans et moins tandis que Yannice Nlend et Yve Nsanzinshuti s’aligneront avec la formation des 17 ans et moins.

« C’est tout un honneur d’être choisi pour cette équipe-là, raconte Yve, 17 ans. J’étais étonné parce que la plupart des joueurs là-bas sont grands et je m’attendais que le coach ne prenne que les plus grands », raconte le joueur de 1,75 m (5 pieds et 9 pouces).

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Si l’honneur et la fierté sont aussi partagés par les deux autres athlètes, imaginez ce que ressent Martin Thibault, directeur sportif et entraîneur de basketball depuis plus de 20 ans à l’école Jean-de-Brébeuf.

« Nous sommes une école de 600 élèves, précise-t-il. Trois joueurs de notre programme sélectionnés pour les équipes du Québec la même année, ça n’arrive jamais chez nous. »

Montréal et les autres

Mériter un poste au sein de l’équipe du Québec est déjà une tâche ardue, c’est encore plus difficile lorsqu’on vient de l’extérieur de la région de Montréal, croit Yve Nsanzinshuti.

« Tout est centré sur Montréal. À notre école, il y a beaucoup de bons joueurs de basketball. C’est simplement qu’ils n’ont pas la même visibilité que les joueurs de Montréal ont », affirme le Camerounais d’origine.

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« Les entraînements ont lieu à Montréal, les entraîneurs viennent de Montréal et ils ont la population, ils en ont des joueurs », précise Martin Thibault.

Les joueurs de Montréal sont athlétiques, explique l’entraîneur, mais Elrick, Yve et Yannice ont une éthique de travail exemplaire.

À l’école, on fait des matins “basket” avant le début des cours et les gars sont toujours là. Le gym est ouvert le midi pour eux, ils sont là. Il faut même les arrêter parfois.

Martin Thibault, entraîneur de basketball, École secondaire Jean-de-Brébeuf

Les kilomètres s’additionnent

Depuis l’annonce de leur sélection, les trois membres de l’équipe provinciale doivent se rendre à Montréal à plusieurs reprises pour prendre part aux entraînements.

Elrick Rivard peut compter sur son père pour assurer les allers-retours entre les deux villes.

« Il me suit depuis que j’ai six ans! Il a raté une game dans ma vie, je pense. C’est toute une chance que j’ai de l’avoir », confie le jeune homme de Stoneham, qui a choisi d’étudier dans le quartier Limoilou pour la qualité du programme de basketball.

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Yve et Yannice eux, doivent faire preuve de débrouillardise pour assurer leur transport et leur hébergement dans la métropole.

« Sur Facebook, il y a un groupe de gens qui font des voyages vers Montréal. Des fois, on trouve en cinq minutes, des fois, c’est plus long. Le plus dur, c’est de trouver celui qui t’amène à l’heure. La plupart du temps, on arrive trop tôt », dit le jeune homme originaire de Tanzanie, en souriant.

Les trois joueurs iront bientôt s’installer à Montréal pendant trois semaines pour un dernier blitz d’entraînement avant le départ pour Kamloops. Les matchs seront présentés à l’Université Thompson Rivers à compter du 6 août.

Aquilon Jean-de-Brébeuf : Une saison de championnats

Source : Article paru dans Le Carrefour de Québec le 16 avril 2018.

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Limoilou — Les équipes de basketball de l’école secondaire Jean-de-Brébeuf ont connu une très bonne saison. Plusieurs d’entre elles ont participé à des championnats.

Parmi ceux qui se sont démarqués, il y a les cadets division 1 qui ont atteint la finale du championnat provincial. Un match spectaculaire selon le responsable du programme de basket à Jean-de-Brébeuf, MARTIN THIBAULT, alors qu’une foule de 500 personnes était présente pour acclamer les équipes les 6, 7 et 8 avril derniers au Séminaire Saint-François. L’Aquilon a affronté l’Express de l’école secondaire Saint-Laurent. Cette dernière a terminé la saison régulière en première position. Les athlètes de Limoilou ont joué une fois contre eux il y a environ un mois et ont perdu par 30 points.

M. Thibault raconte que la première partie du match s’est bien déroulée. «Les joueurs étaient partout sur le terrain. Puis, petit à petit, l’équipe adverse est revenue dans le match. Ce sont les pertes du ballon à la fin ont fait mal à notre équipe», explique-t-il. L’Aquilon a perdu 86 à 90. Ils ont obtenu la médaille d’argent.

Le responsable mentionne que deux membres se sont distingués lors de la finale. ELIOT ABIKUNDA a cumulé 35 points lors du match alors que PATRICK NLEND en a compté 24 points. Martin Thibault est fier de l’ensemble de ses joueurs. «Ils ont performé de façon admirable tout au long de l’année. Ils se sont investis tant sur le plan académique que sportif. Ils ont fait tous les efforts pour réussir», souligne-t-il.

Lors du banquet des joueurs en marge du championnat provincial, cinq athlètes de l’Aquilon ont été honorés. GUSTAVE SAVARD et IAN-THOMAS THIBAULT ont été élus athlètes académiques par excellence. De plus, trois joueurs ont été sélectionnés sur l’équipe étoile de leur catégorie, soit Eliot Abikunda et ELDRICK RIVARD en cadet D1 et YANNICE NLEND en juvénile D1.

4 championnats

M. Thibault indique que plusieurs équipes de l’Aquilon ont pris part à des championnats régionaux au cours des deux dernières semaines. Elles ont obtenu la victoire pour quatre d’entre eux, et ce, dans quatre catégories.

Par ailleurs, les benjamins D2 ont triomphé lors de la finale du championnat provincial qui a eu lieu du 13 au 15 avril au Séminaire Saint-Joseph à Trois-Rivières. «C’est la quatrième année consécutive que les joueurs représentent la région de Québec à ce tournoi. C’est exceptionnel d’être choisi. L’équipe était la favorite pour l’emporter», mentionne le responsable du basket à Jean-de-Brébeuf. Les athlètes sont effectivement revenus avec la médaille d’or. Ils ont battu le Collège Saint-Jean-de-Vianney par la marque de 44 points contre 34.

Champion-regional-Benjamin-BB-2017-2018Les benjamins ont remporté le championnat régional D2B

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Les champions régionaux benjamin division 2c est l’Aquilon

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Les cadets ont remporté le championnat régional D2C
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Le championnat régional D2 a été remporté par les benjamins de l’Aquilon

Medaille-argent-championnat-cadet-D1-2017-2018Le cadet D1 a remporté la médaille d’argent au championnat provincial

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Les joueurs de l’Aquilon lors du banquet de ligue D1

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Les récipiendaires de l’Aquilon lors du banque de ligue division 1: Gustave Savard, Eldrick Rivard, Ian-Thomas Thibault, Eliot Abikunda et Yannick Nlend

 

 

 

De Québec à Kampala grâce au basketball

Source : Article paru dans Radio-Canada le 17 janvier 2018.

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Sans contrat professionnel, Robinson Opong cherchait une façon de relancer sa carrière de joueur de basketball. L’athlète de Limoilou s’est tourné vers l’Afrique. Et c’est en Ouganda, pays d’origine de ses parents, qu’il a trouvé un nouvel élan.

Un texte de Jean-Philippe Martin

Le garde de 28 ans a vécu en 2017 sa première expérience au basketball international.

Nouveau membre de l’équipe ougandaise, Opong s’est frotté aux meilleurs joueurs du continent africain à l’occasion de l’AfroBasket, le championnat des nations.

« Je suis Ougandais. Mes parents viennent de là. Ça m’a fait chaud au coeur de pouvoir représenter le pays et ma famille dans un très bon niveau de jeu. », dit-il.

Produit de l’école secondaire Jean-de-Brébeuf au début des années 2000, Opong a connu beaucoup de succès avec les Dynamiques du Cégep Sainte-Foy, dans les rangs collégiaux AAA.

robinson-opong-basketball-brebeuf-ouganda-vestiaireRobinson Opong dans le vestiaire de son ancienne équipe de basketball scolaire, à l’école secondaire Jean-de-Brébeuf. Photo : Radio-Canada/Jean-Philippe Martin

Son talent l’a mené aux États-Unis, dans la NCAA, où il a disputé quatre saisons avec les universités Long Island et Rogers State entre 2010 et 2014. Il a pris part à deux reprises au prestigieux March Madness, le championnat national du basketball universitaire américain.

Le passeport avant le maillot

L’après-carrière universitaire ne s’est cependant pas déroulé comme il l’aurait souhaité. Blessé à la hanche, il a dû se faire opérer, ce qui a compliqué ses démarches pour obtenir un contrat professionnel.

« On te dit: “T’as pas joué l’an passé. T’as déjà été blessé.” C’est très dur, explique-t-il. Il y a beaucoup de joueurs qui sont capables de compétitionner à différents niveaux et ils cherchent tous un travail eux aussi. »

N’ayant disputé que quelques rencontres en trois saisons, Robinson relance en 2016 le projet de représenter l’Ouganda l’année suivante lors de l’AfroBasket, le championnat de basketball des nations africaines.

Les parents de Robinson sont Ougandais, mais lui n’a pas la citoyenneté ougandaise. Arrivé à Québec à l’âge de 8 ans, il est né à Nairobi, au Kenya alors que sa famille fuyait la guerre civile.

Il avait tenté de joindre la formation ougandaise en 2015, mais les démarches pour obtenir son passeport étaient complexes.

« Étant réfugiés, il nous manquait certains documents. On a dû mettre nos grands-parents là-dedans. Ç’a facilité les choses parce qu’ils vivent encore en Ouganda. Ç’a été long et frustrant. »

En Ouganda, devant les siens

Passeport en main, Robinson Opong a joint la formation ougandaise lors de l’AfroBasket présenté en septembre dernier, en Tunisie et au Sénégal. Il se souvient encore du moment où il a reçu son maillot de l’équipe nationale.

« J’ai envoyé des photos à ma famille. Ils étaient très fiers. C’était surréel un peu. C’est quelque chose que j’ai voulu faire pendant très longtemps. »

– Robinson Opong, sur sa participation à l’AfroBasket dans l’uniforme ougandais

L’Ouganda a donné du fil à retorde aux puissantes équipes du Maroc et de l’Angola, mais l’équipe n’a pas été en mesure de signer la victoire lors de l’AfroBasket.

Robinson Opong a conclu le tournoi au 4e rang des meilleurs pointeurs et 6e pour les vols de ballons. Cette performance lui a valu une invitation des City Oilers de Kampala pour prendre part au championnat des clubs d’Afrique.

robinson-opong-basketball-oncle-sundayRobinson Opong en compagnie de son oncle Sunday au terme d’un match des City Oilers de Kampala, en Ouganda. Photo : Courtoisie/Robinson Opong

Une autre expérience qu’il n’est pas prêt d’oublier, surtout qu’elle lui a permis de renouer avec les membres de sa famille, dans la capitale ougandaise.

« C’était à Kampala. J’ai eu la chance d’y aller et après le tournoi, j’ai visité mes grands-parents, mes oncles, mes cousins. C’était très bien. »

Des arguments pour décrocher un contrat

Robinson Opong est de retour à Québec depuis décembre. Motivé, il s’entraîne en salle et passe régulièrement par le gymnase de son ancienne école secondaire pour toucher au ballon.

Grâce à ses récentes performances en Afrique, il croit avoir en main les arguments pour finalement convaincre une équipe professionnelle de l’embaucher.

« Pour avoir une chance de jouer, il faut que t’aies de quoi de tangible. Des statistiques. Maintenant, j’ai ça. Lorsqu’on cogne à des portes, les gens écoutent au lieu de juste te renvoyer chez toi. »

robinson-opong-basketball-brebeuf-ouganda#2Robinson Opong revient régulièrement s’entraîner dans le gymnase de son école secondaire, l’École Jean-de-Brébeuf, dans le quartier Limoilou. Photo : Radio-Canada/Jean-Philippe Martin

En attendant l’appel d’une équipe, Robinson se prépare à retourner en Afrique.

L’Ouganda compte sur lui pour l’aider à se qualifier pour la Coupe du monde de basketball qui aura lieu en Chine en 2019.

 

EXTRAIT DE L’INTERVIEW AVEC ROBINSON